Accessibilité numérique
Vidéos sur votre site : sous-titres et transcription, ce qui est obligatoire
Une vidéo sans sous-titres exclut d'emblée les personnes sourdes et malentendantes. Elle exclut aussi tous ceux qui regardent sans le son, dans un train ou un bureau ouvert.
Voici ce que la réglementation exige réellement en matière de sous-titres et transcription, et dans quel ordre s'y prendre.
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Sous-titres et transcription : trois obligations distinctes
Les référentiels ne demandent pas une seule chose, mais trois, selon le média et selon son usage.
- Les sous-titres synchronisés : le dialogue et les sons utiles, affichés au bon moment.
- La transcription textuelle : le contenu complet, disponible en texte à côté du média.
- L'audiodescription : la description des informations visuelles qu'aucune parole ne donne.
Sous-titres et transcription ne vont donc pas toujours ensemble : un podcast n'a besoin que de la transcription. Une vidéo de démonstration muette peut se contenter d'une transcription détaillée. En revanche, une interview filmée réclame les trois.
Ce que les sous-titres automatiques valent vraiment
Les plateformes vidéo génèrent aujourd'hui des sous-titres corrects sur un français articulé. Le problème arrive avec les noms propres, le vocabulaire métier et les chiffres.
Or ce sont précisément les mots que votre visiteur cherche. Un prix mal transcrit ou une référence produit fausse rend le sous-titrage inutile, voire trompeur.
La règle pratique tient en une phrase. Générez automatiquement, puis relisez systématiquement.
Le détail qui trahit un sous-titrage négligé
Ouvrez la vidéo et coupez le son sur un passage où un intervenant cite un chiffre. Si le sous-titre affiche un nombre différent, personne n'a relu.
La transcription, la plus rentable des trois exigences
La transcription demande peu d'effort et rapporte beaucoup. Elle rend le média accessible, et elle donne au moteur de recherche un texte à indexer.
Une vidéo seule n'apporte quasiment rien à votre référencement. La même vidéo accompagnée de sa transcription devient une page de contenu à part entière.
Placez-la sous le lecteur, dans un bloc dépliable si elle est longue. Surtout, gardez-la dans la page plutôt que dans un fichier séparé. Le principe rejoint celui de notre article sur les alternatives textuelles.
Le lecteur vidéo lui-même doit être utilisable
On oublie souvent que le lecteur est un composant interactif. À ce titre, il doit répondre aux mêmes exigences qu'un formulaire.
- Chaque bouton doit être atteignable au clavier, et son rôle annoncé.
- Le focus doit rester visible sur les commandes.
- La lecture ne doit pas démarrer seule avec du son.
- Les contrôles doivent contraster suffisamment avec l'image.
Le démarrage automatique mérite une mention particulière. Il gêne tout le monde, et il empêche un lecteur d'écran de fonctionner normalement.
Le cas des vidéos hébergées ailleurs
Beaucoup de sites intègrent une vidéo hébergée sur une plateforme externe. Cette intégration ne vous dispense de rien : le contenu reste publié sur votre page.
Deux points supplémentaires apparaissent alors. Le cadre d'intégration doit porter un titre décrivant la vidéo. Et le traceur déposé par la plateforme relève du consentement, sujet traité sur notre page RGPD.
Par où commencer si vous avez vingt vidéos
Personne ne sous-titre vingt vidéos en une semaine. Établissez donc un ordre.
Commencez par les vidéos de vos pages les plus visitées. Traitez ensuite celles qui expliquent un produit ou une procédure. Les archives peuvent attendre, à condition que le plan le dise.
Cette priorisation figure ensuite dans votre déclaration d'accessibilité, avec la liste des contenus non encore traités. Un contrôle accepte un chantier en cours ; il n'accepte pas un chantier caché.
Sous-titres et transcription : les erreurs qui reviennent le plus
- Une transcription réduite à un résumé de trois lignes.
- Des sous-titres incrustés dans l'image, donc illisibles par un lecteur d'écran.
- Un fichier de sous-titres présent, mais désactivé par défaut sans que rien ne l'indique.
- Une vidéo qui porte l'information essentielle d'une page, sans équivalent écrit.
Ce dernier cas est le plus grave. Il rend la page entièrement inutilisable pour une partie de vos visiteurs.
Dépistage automatique : il couvre environ 30 % des critères du référentiel. Il ne remplace pas un audit manuel et ne vaut pas attestation de conformité.
Vous ne savez pas par quelles vidéos commencer vos sous-titres et transcription ? Écrivez-nous, nous établissons l'ordre avec vous.
Références : guide des médias temporels du W3C et portail de l'accessibilité numérique de l'État.
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David Laroura
OFA Web · création de site, SEO, maintenance et conformité