Cabinets d'avocats : le site qui plaide contre vous
Un cabinet d'avocats conseille ses clients sur leurs obligations réglementaires, puis publie un site qui n'en respecte aucune. La contradiction se voit, et elle se voit d'autant plus que la profession communique désormais largement en ligne.
Quatre obligations
Ce qui s'impose à un cabinet d'avocats en ligne
- → Les mentions d'identification de l'éditeur, sans seuil ni exemption
- → Les mentions propres à la profession : barreau d'inscription, structure d'exercice, assurance
- → Le consentement aux traceurs, dès qu'un outil de mesure d'audience est installé
- → L'information sur le traitement des données transmises par formulaire
Aucune de ces quatre obligations ne dépend de votre taille. Elles s'appliquent à un cabinet individuel comme à une structure de cinquante associés.
Le détail du régime figure sur notre fiche LCEN et obligations de l'éditeur.
Accessibilité
Le seuil vous protège, jusqu'à un certain point
Vous êtes sous le seuil
Moins de dix salariés et moins de deux millions d'euros : l'obligation d'accessibilité ne vous vise pas. Les trois autres obligations restent entières.
Vous intervenez pour le secteur public
Un cabinet d'avocats attributaire d'un marché public voit l'exigence remonter par le cahier des charges. Le seuil devient alors sans effet.
Un point mérite attention. Le formulaire de contact d'un cabinet reçoit par nature des informations que le visiteur considère comme confidentielles. Un formulaire mal étiqueté conduit à saisir une donnée dans le mauvais champ. Cela devient un incident, non un simple défaut d'ergonomie.
Le fond documentaire
Les publications d'un cabinet d'avocats valent référencement
Beaucoup de cabinets publient des analyses de jurisprudence sous forme de documents joints. Le contenu échappe alors aux moteurs de recherche, et il échappe aussi aux aides techniques.
Publier la même analyse en page apporte trois bénéfices. Elle devient lisible par une synthèse vocale, indexable, et citable par un confrère. Autrement dit, l'accessibilité rejoint ici votre intérêt de visibilité.
Notre page audit de référencement mesure ce que vous perdez par ce seul choix de format.
Les règles de communication de la profession relèvent du Conseil national des barreaux.
Questions fréquentes
Le site d'un cabinet d'avocats en pratique
Notre site est une simple vitrine, sommes-nous vraiment concernés ?
Par l'accessibilité, pas nécessairement. Par les mentions légales et les traceurs, toujours. Ce sont d'ailleurs les manquements les plus faciles à constater depuis l'extérieur.
Peut-on afficher les honoraires sur le site ?
Rien ne l'interdit et la transparence est encouragée. Formulez les montants comme un point de départ, puisque le travail varie selon le dossier.
Le blog du cabinet pose-t-il un problème particulier ?
Il en pose deux. D'abord la structure des titres, souvent choisie pour l'apparence. Ensuite les tableaux de synthèse construits sans en-têtes. Les deux se corrigent en quelques heures.
Quel délai pour une remise à niveau ?
Comptez à partir de 5 jours ouvrés, selon le contenu du site. Un fonds documentaire volumineux allonge naturellement le travail.
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Vérifier avant qu'un client ne le fasse
Le dépistage gratuit examine vos mentions et vos traceurs en même temps que l'accessibilité. C'est la vérification la plus rapide du dossier.
Un projet de site internet ?
Site vitrine dès 890 €, boutique en ligne dès 1 490 €, refonte dès 690 €. Devis gratuit sous 24 heures ouvrées, et vous restez propriétaire du site.
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